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De plus en plus de contribuables choisissent d’investir via des sociétés patrimoniales. Les sociétés civiles sont de loin les plus utilisées, notamment lorsqu’il s’agit de sociétés familiales. On parle de Société Civile de Portefeuille (SCP) ou de Société Civile Immobilière (SCI). Mais avec le développement des Holding à l’IS, la SASU a pris de l’ampleur chez les chefs d’entreprise. Découvrons ensemble le type de société à privilégier en fonction de votre situation. SCI ou SASU, cela dépendra essentiellement de l’utilisation que vous souhaitez en faire.

La SCI, reine pour les investissements à crédit

On apprécie la Société Civile Immobilière (SCI) pour sa simplicité pour obtenir un crédit. Contrairement aux autres types de société, le crédit sera accordé par la banque en prenant en compte la situation de la société ainsi que de tous les associés. La raison en est simple : les associés d’une SCI sont responsables de manière illimitée avec la société en cas de défaut. Cela fait toute la différence vis à vis de la banque.

Par contre, on comprendra rapidement la limite juridique que cela apporte pour des investisseurs voulant limiter leur responsabilité à leurs apports.

Attention tout de même car pour créer une SCI, il faudra disposer au moins d’un second associé. Pas de SCI possible avec un seul associé.

La SAS, holding à l’IS pour les chefs d’entreprise

Les entrepreneurs choisissent de plus en plus la forme de société de capitaux (SARL ou SAS) pour développer leurs activités professionnelles. Le but premier est de protéger leur patrimoine personnel en cas de défaillance de la société. On peut se demander si c’est la meilleure façon de poursuivre cette stratégie, mais ce n’est pas ici l’objet de notre article.

Quand on parle de holding patrimoniale, la stratégie va en être de même : limiter le risque financier aux apports en capital social. Pour ce faire, la SAS semble l’outil idéal. Avec cerise sur le gâteau : la possibilité de créer une société seul à travers la SASU.

Par contre, en terme de crédit, cela limite grandement les possibilités. Afin de calculer la capacité d’endettement de la société, il faudra prendre uniquement en compte les bilans de la société. Sans antériorité fiscale, pas de crédit possible sauf si le dirigeant se porte caution personnelle sur l’investissement.

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