unité de compte assurance vie

Comment choisir les unités de compte de son assurance vie

Sans mauvais jeu de mot, un contrat d’assurance vie ne se cantonne pas aux simples fonds en euros. D’ailleurs, ces derniers représentent une infime partie des fonds disponibles (supports en unité de compte) sur un contrat d’assurance vie moderne. Même s’il faut reconnaître qu’en terme d’encours, la suprématie du fonds en euros est toujours d’actualité. Si vous lisez cet article, c’est que vous souhaitez prendre le destin de votre épargne en main (gestion libre) et ne pas le confier à la gestion pilotée d’un assureur ou d’une société de gestion. Découvrons comment grâce une sélection judicieuse d’unités de compte, vous allez transformer votre contrat d’assurance vie poussiéreux en une véritable machine à développer votre patrimoine financier sur le long terme.

Sommaire

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Durée de lecture : 10 minutes

Les grandes familles d’unité de compte

Les contrats d’assurance vie multisupports modernes proposent un large panel d’unité de compte. Pour autant, derrière ce terme générique se cache tout un panel de support d’investissement très différents avec deux grandes catégories :

  • les titres financiers individuels,
  • les fonds de placement collectifs.

Les titres financiers individuels (actions et obligations)

Les actions et les obligations représentent les supports d’investissement les plus connus du grand public.

Les actions sont des titres de propriété d’une entreprise qui offrent une droit de vote et des revenus financiers à travers les dividendes. Dans un marché efficient, chaque action a une valeur reflétant la capacité de l’entreprise à générer du chiffre d’affaires et de résultat de manière pérenne.

Les obligations sont des emprunts émis par une société ou un Etat pour financer des projets et son développement. Une obligation se caractérise par un taux d’intérêt principalement versé sous forme de coupons, d’un nominal (valeur d’achat) et d’une durée. 

Les supports collectifs (OPCVM)

Dans la famille des supports d’investissement, vous retrouvez les Organismes de Placement Collectif en Valeur Mobilière (OPCVM). Comme son nom l’indique, nous sommes face à des supports collectifs. Ces derniers ont pour but d’apporter aux investisseurs :

  • un marché d’échange qu’il soit coté ou non coté,
  • une mutualisation du risque,
  • l’expertise de professionnels de la gestion d’actifs.
Une catégorie un peu fourre tout vous me direz dans laquelle on retrouve :
  • les classiques SICAV et FCP s’appuyant sur différents marchés, classes d’actifs et secteurs géographiques,
  • les produits structurés (BMTN, CLN, EMTN) donnant de la visibilité sur les rendements en période de crise,
  • les fonds immobiliers tels que les SCPI de rendement et de plus values, les SCI et les OPCI,
  • les trackers ou ETF pour intégrer de la gestion passive à son allocation d’actif,
  • les FCPR pour apporter une part de non coté et soutenir l’économie

Avoir la bonne assurance vie pour un large choix d’unité de compte

Pour retrouver tous ces types de fonds dans un même contrat d’assurance vie, vous devez commencer par choisir le contrat d’assurance-vie. Découvrons ensemble les grandes familles de contrats à votre disposition.

L’assurance vie en banque de détail ou en réseau d’assurance : une panoplie d’unité de compte

Si vous souscrivez un contrat d’assurance vie dans une banque traditionnelle ou dans votre réseau d’assurance, vous aurez toute la panoplie qu’est capable de vous proposer l’établissement : contrat maison, 100% de fonds d’investissement maison et souscripteur maison si vous êtes dans le cadre d’un contrat d’assurance vie collectif.

Côté frais

Sur les frais de versement, la politique des banques et des assureurs est variable. En général, vous payerez plus cher chez un agent général que dans votre agence bancaire. Car du fait de son statut de travailleur indépendant, il aura moins de latitude vis à vis de la compagnie et surtout des charges plus importantes pour le fonctionnement de son cabinet. En revanche, les conseillers bancaires étant peu commissionné sur ce type de produit, ils feront en général le minimum pour défendre les marges de la banque. En moyenne, ces frais seront de l’ordre de 2%.

En ce qui concerne les frais de gestion, ils sont dans la moyenne du marché autour des 1% annuels.

Les frais d’arbitrage seront en grande majorité forfaitaire avec une moyenne se situant dans les 15 euros.

Côté support d’investissement en unité de compte

Sauf très rares exceptions, vous retrouvez uniquement des fonds maisons appartenant à la société de gestion filiale de l’établissement commercialisateur. Vous retrouverez en moyenne une trentaine (30) de fonds relativement standards pour couvrir les grandes classes d’actifs et zones géographiques. Leurs objectifs : suivre la tendance des indices boursiers.

Remarque importante

conflit intérêts assurance vie

Il peut sembler confortable de choisir votre agence bancaire pour souscrire un contrat d’assurance vie. Mais est-ce réellement une bonne idée ?

Vous êtes face à un produit complexe, par définition soumis à des aléas de gestion voire des problèmes d’interprétation. Qui sera à vos côtés en cas de litige avec l’assureur assurant la gestion de votre contrat ? Votre conseiller bancaire salarié de la banque, banque qui est elle-même propriétaire de la compagnie d’assurance hébergeant votre contrat…

Alors pour limiter les conflits d’intérêts, nous vous conseillons de faire appel à un courtier en assurance spécialisé sur la vie. Il pourra assurer la liaison entre vous et la compagnie et négocier au mieux pour vos intérêts.

L’assurance vie auprès d’un courtier en ligne

Avec le développement de la concurrence et l’émergence des Fintechs, les courtiers en ligne proposent de plus en plus de services à moindre coût aux épargnants. 

Côté frais

Sur les frais, la politique tarifaire est très simple : tout gratuit… Enfin presque tout. Si du côté des frais d’arbitrage et des frais d’entrée, la promesse est tenu. Ce n’est pas le cas des frais de gestion annuels qui se situent en moyenne à 0,60%.

Si vous choisissez des gestions actives ou pilotées, il se peut que vous ayez à vous acquitter de frais supplémentaires (frais de profil, frais de mandat, frais de performance…). Vous retrouverez le détail dans la notice d’informations du produit d’assurance vie.

Côté support d’investissement en unité de compte

Bonne nouvelle : si vous choisissez un contrat d’assurance vie en ligne, vous aurez accès à ce que l’on appelle l’architecture ouverte. Qu’est-ce que cela signifie ? Vous retrouverez des supports d’investissement de différentes sociétés de gestion. La sélection sera assuré par la courtier en ligne en collaboration avec l’assureur.

En terme de nombre, vous retrouverez une centaine de supports permettant de couvrir 80% des besoins pour un investisseur chevronné. Par contre, l’épargnant moyen y trouvera très largement son bonheur !

L’assurance vie haut de gamme

Quand on parle d’assurance vie haut de gamme, on parle bien de qualité du produit. Car contrairement aux apparences, pour avoir accès à ce type de contrat, il vous faudra posséder en moyenne 5 000 euros d’épargne à place sur une assurance vie. Au final, c’est bien plus abordable qu’il n’y parait.

On retrouve ces contrats dans les banques privées, les sociétés de gestion, les courtiers spécialisée et les conseillers en gestion de patrimoine (CGP).

Côté frais

Sur les frais de versements, ils sont très souvent offerts à titre de geste commercial. La logique est que plus vous placez d’argent, et moins les frais d’entrée sont élevés. L’idée de votre conseiller est d’établir une relation de confiance et de proximité avec son client.

Côté frais de gestion, on se situe en moyenne entre 0,8% dans une banque privée et 1% chez un courtier. L’écart s’explique par le ticket d’entrée plus élevé demandé par le banquier privé.

Les frais d’arbitrage sont calculés sur un pourcentage des sommes transférées. La moyenne se situe à 1%.

Côté support d’investissement en unité de compte

Nous avons une grande disparité en la matière. En théorie, on devrait retrouver de manière systématique le plus grand éventails de supports en unité de compte disponibles sur ces contrats d’assurance-vie. Mais dans la pratique, ce n’est pas toujours le cas.

Certains banques privées restent dans le même schéma que les banques de détail avec une architecture majoritairement fermée. Ce sera chez les courtiers que vous retrouverez une gamme de fonds pléthorique. Certains contrats disposent de plus de 1 000 supports. Beaucoup trop pour un épargnant lambda me direz-vous. Mais pour le même prix, pourquoi s’offrir le luxe d’avoir le choix ?

5 règles d’or pour choisir ses unités de compte en assurance vie

Avant d’aller plus loin, il est important d’avoir à l’esprit que les règles que je vais vous donner sont destinés à une gestion patrimoniale. Ce que l’on appelait avant en « bon père de famille », terme qui ne doit plus être employé de nos jours.

Si vous avez le profil d’un parieur ou d’un trader en herbe, passez votre chemin et aller voir notre article sur l’investissement boursier. Mon objectif est de vous aider à bâtir la bonne stratégie pour acquérir une performance régulière dans le temps.

Règle numéro 1 : structurer votre portefeuille d’unité de compte

Avant de vous lancer dans l’allocation de vos unités de compte, vous devez mettre en place une structure pour votre portefeuille. Comme pour un voilier, on doit retrouver 3 éléments indispensables dans une allocation d’actifs en unité de compte pour éviter que vos placements prennent l’eau :

Règle numéro 2 : déterminer votre profil investisseur

Sans outil, ce sera pour vous la partie la moins simple à réaliser dans la construction de votre portefeuille assurance vie. Elle est pourtant nécessaire si vous voulez bâtir une stratégie d’investissement qui vous correspond. Vous pourrez trouver sur un site canadien un questionnaire en ligne gratuit assez complet.

On compte 5 grandes familles de profil d’investisseur :

  • sécuritaire
  • défensif (ex prudent)
  • équilibré
  • dynamique
  • offensif
Sachez que la majorité des épargnants se trouvent être répartis entre le profil défensif et le profil équilibré.

Pour bien investir et gardez la tête froide par rapport à ses placements, il faut bien se connaître. Avant d’aller plus loin sur les bons réflexes à avoir en fonction de votre profil, découvrez ce graphique satyrique sur une réaction pourtant commune qu’il ne faut pas avoir en gestion de portefeuille :

psychologie investisseur unité de compte assurance vie

Règle numéro 3 : se fixer des objectifs pour son épargne

Je me rappelle encore de mes cours en école d’ingénieur sur la gestion de projet. L’intervenant nous répétait sans cesse que sans objectif, il était impossible de mener à bien un projet. Et je peux vous affirmer par expérience que cela vaut pour les projets de vie ou d’investissement.

Si vous mettez de l’argent de côté et encore plus sur un contrat d’assurance vie, vous avez forcément une intention que l’on peut requalifier en objectif patrimonial. Mais savez-vous quels sont les principales caractéristiques d’un objectif ?

objectif smart

Un objectif se doit d’être :

  • Spécifique (ou précis)
  • Mesurable
  • Atteignable
  • Réaliste
  • Temporel

Si vous gardez ces règles en tête, vous serez à l’abri des vendeurs de rêve ou d’espoir qui vous feront miroiter l’indépendance financière ou devenir millionaire avec seulement quelques centaines d’euros en poche.

Question importante

Comment réaliser en cas d'investissements à plusieurs ?

Pour en avoir traité un bon nombre d’investissement à 2 durant ma carrière, je peux vous dire que le sujet n’est pas simple.

A moins d’avoir les mêmes objectifs et le même profil investisseur, nous vous conseillons de procéder à des investissements séparés. Comme vous pouvez le constater, je suis pour la paix des ménages !

Règle numéro 4 : avoir les bons réflexes d’investissement

Je vous conseille de les noter précieusement sur un petit carnet pour vous les rappeler. Car en période de stress (krach boursier ou crise immobilière), les mauvais réflexes reviennent au galop. Découvrons ensemble les habitudes à prendre pour faire de vous des investisseurs heureux.

Pour les profils sécuritaires, défensifs et équilibrés

Si vous faites parti d’un de ses trois profils, vous avez une aversion au risque prononcée. Les unités de compte sont surement pour vous plus une source de stress que de belles perspectives de gain. Pour dormir tranquille, bannissez de vos allocations d’actifs toute unité de compte trop volatile, même si elle présente d’excellentes performances sur long période.

Comment les reconnaître ? Pour le coup, il n’y a rien de plus simple. Chaque support financier en assurance vie se voit attribuer une note de risque classée de 1 à 7, appelée SRRI. 1 étant la note représentant le risque le plus faible et 7 le risque le plus élevé.

Selon votre tempérament, ne retenez uniquement les SRRI qui correspondent à votre profil soit :

  • 1 et 2 si vous êtes d’un profil investisseur sécuritaire,
  • de 1 à 3 si vous êtes d’un profil investisseur défensif,
  • de 1 à 5 si vous êtes d’un profil équilibré.

Raisonnez de manière globale pour gérer le niveau de risque de votre portefeuille

Par pitié, ne faites pas la même erreur que 95% des investisseurs et des conseils pour constituer votre allocation d’actif en assurance vie : raisonnez sur un niveau de risque global par rapport à votre patrimoine financier !

Tous les profils investisseurs que j’ai vu ne prenne pas en compte vos autres actifs pour vous conseiller une allocation d’actifs type. Pourquoi cantonner un risque à une simple allocation à part pour protéger le professionnel qui vous propose le produit ? Est-ce réellement dans votre intérêt ?

Investir de manière progressive sur une unité de compte selon son niveau de risque

Si vous faites parti d’un de ses trois profils, vous avez une aversion au risque prononcée. Les unités de compte sont surement pour vous plus une source de stress que de belles perspectives de gain. Pour dormir tranquille, bannissez de vos allocations d’actifs toute unité de compte trop volatile, même si elle présente d’excellentes performances sur long période.

Comment les reconnaître ? Pour le coup, il n’y a rien de plus simple. Chaque support financier en assurance vie se voit attribuer une note de risque classée de 1 à 7, appelée SRRI. 1 étant la note représentant le risque le plus faible et 7 le risque le plus élevé.

Selon votre tempérament, ne retenez uniquement les SRRI qui correspondent à votre profil soit :

  • 1 et 2, si vous êtes d’un profil investisseur sécuritaire,
  • de 1 à 3, si vous êtes d’un profil investisseur défensif,
  • de 1 à 5, si vous êtes d’un profil équilibré.

Ne regardez pas le passé pour prédire l’avenir

A postériori, il est facile d’avoir raison. Il suffit juste d’avoir de l’esprit d’analyse et de synthèse. Mais la seule chose qui soit sûre, c’est que l’avenir est incertain.

Lorsque vous devrez constituer un allocation d’actif pour votre contrat d’assurance vie, votre inconscient va chercher des points de repère qu’y lui semble fiable. Et comme le marketing est un outil puissant et rassurant, votre conseiller ou le site internet par lequel vous allez passé va mettre en avant les performances passées des différents supports. Est-ce une bonne méthode ? Je vous laisse en juger par vous même en regardant le classement sur 20 ans des meilleures classes d’actifs année après année. Cette étude menée par Franklin Templeton nous montre que ce classement est en perpétuelle évolution.

pourquoi diversifier ses unités de compte en assurance vie

Ne regardez pas le passé pour prédire l’avenir

A postériori, il est facile d’avoir raison. Il suffit juste d’avoir de l’esprit d’analyse et de synthèse. Mais la seule chose qui soit sûre, c’est que l’avenir est incertain.

Lorsque vous devrez constituer un allocation d’actif pour votre contrat d’assurance vie, votre inconscient va chercher des points de repère qu’y lui semble fiable. Et comme le marketing est un outil puissant et rassurant, votre conseiller ou le site internet par lequel vous allez passé va mettre en avant les performances passées des différents supports. Est-ce une bonne méthode ? Je vous laisse en juger par vous même en regardant le classement sur 20 ans des meilleures classes d’actifs année après année. Cette étude menée par Franklin Templeton nous montre que ce classement est en perpétuelle évolution.

Règle numéro 5 : diversifier son portefeuille d’unité de compte

Lorsque l’on construit une allocation en unité de compte pour son assurance vie, on doit appliquer la règle de base de tout bon épargnant : la diversification. Car elle vous permettra avec l’aide d’une durée d’investissement longue de faire fructifier votre épargne dans les meilleures conditions.

Mais savez-vous au moins à quoi correspond le terme de diversification en épargne ?

Diversification d’un portefeuille : définition

La diversification d’un portefeuille consiste à investir sur des valeurs par nature différentes et complémentaires en terme de niveau de risque et de performance.

D’un point de vue financier, la diversification se caractérise par le coefficient de corrélation. Il permet de comparer le comportement de supports financiers ou de portefeuilles deux à deux. Ce coefficient dont la valeur est comprise entre -1 et 1 nous retourne que :

  • 1 correspond à une corrélation parfaite. Les deux valeurs ont le même comportement en fonction des conditions de marché,
  • 0 correspond à une diversification extrême. Les deux valeurs vivent leur vie de manière autonome en terme de risque performance,
  • -1 correspond à une corrélation opposée. Lorsqu’une valeur baisse, l’autre monte et réciproquement.
La diversification est un vaste sujet, car d’un point de vue financier elle comporte une multitude de leviers à la disposition des épargnants. Voici les plus grands de manière non exhaustive :
  • la taille de capitalisation de l’actif,
  • le type de valeur (actions, obligation, OPCVM…),
  • le secteur d’activité,
  • la zone géographique,
  • la devise de cotation…

Les différentes étapes à respecter pour diversifier son allocation d’actifs

Pour arriver à la constitution de votre portefeuille, vous devrez maintenant allouer les sommes aux différentes unités de compte compartiment par compartiment.
Le coeur de portefeuille
Normalement, cette poche représente la partie la plus importante de votre portefeuille en unité de compte.
Vous y mettrez :
  • fonds obligataires Investment Grade et High Yield en fonction de votre profil investisseur,
  • des fonds diversifiés ou patrimoniaux,
  • des OPCVM immobilières (OPCI, SCI, SCPI).
Le moteur de performance
La poche la plus complexe à gérer car même si vous êtes dans un investissement à long terme, ce sera celle qui comptabilisera le plus de mouvements et de placements d’opportunité.

Si vous souhaitez être efficace :

  • si vous êtes féru d’économie et de publications financières, vous pouvez vous lancer dans une gestion opportuniste de cette poche. Tout en gardant à l’esprit que l’assurance vie et les OPCVM ne sont pas des outils de trading. A part circonstances exceptionnelles, nous sommes sur des mécaniques de conservations de valeur à minima sur une année,
  • si au contraire, les placements ce n’est pas votre truc, investissez cette poche dynamique sur des grandes tendances (valeurs croissance ou de rendement) ou sur des indices. Sur le long terme vous aurez des performances, surtout si vous y ajoutez des options automatiques pour engranger les gains au fil de l’eau.
La poche de liquidité

A tout moment, vous devez posséder une poche de liquidité sur votre contrat d’assurance vie. Ce compartiment a une double vocation : sécuriser votre portefeuille dans les périodes de hausse de marché et profiter d’opportunité d’investissement dans les périodes de baisse de marché.

Vous pouvez héberger cette poche de liquidité sur le fonds en euros ou un support monétaire long terme pour l’isoler de manière visuelle. Cette dernière solution ne sera pas optimum d’un point de vue performance. Les frais de gestion des contrats d’assurance vie sont pour le moment supérieurs aux rendements des fonds monétaires.

La bonne démarche :
  • Constituer ou reconstituer la poche de liquidité avec les plus values engrangés en phase de hausse de marché. Si vous n’avez pas envie de vous soucier du timing de marché, nous vous conseillons d’utiliser les options d’arbitrages programmées, ici l’écrêtage de plus values, pour une prise de plus values automatisée !
  • Profiter des baisses de marché pour vous positionner sur de nouvelle unité de compte ou renforcer vos positions à la baisse.

Question subsidiaire : quel quote part doit représenter les poches en fonction de mon profil ?

Il fallait bien arriver à la fameuse réponse de normand : cela dépend !

Dans les grandes lignes :

  • sur un profil défensif, le 80/20 avec 20% en unité de compte semble être le meilleur compromis,
  • si vous êtes sur un profil équilibré, la propension en unité de compte pourra varier entre 40 et 60% de votre allocation. Après comme évoqué plus haut, il y a unité de compte et unité de compte en terme de risque,
  • les profils dynamiques pourront aller jusqu’à 100% de l’allocation en unité de compte. Tout dépend de comment vous gérez la poche de liquidité et la flexibilité de vos investissement.
Mais une nouvelle fois, il n’y a pas de règles universelles en la matière. Car nous sommes tous différents en terme de sensibilité aux risques, recherche de performance, connaissances sur les marchés financiers et situation patrimoniale. Le tout est de rester bien campé sur les fondamentaux que sont la diversification, et surtout l’adéquation de votre allocation en unité de compte avec votre sensibilité aux risques et la durée de l’investissement !

 

Avertissements: les informations contenues dans nos articles et guides sont par nature génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle. Par conséquent, elles ne peuvent en aucune façon constituer des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions d’achat ou de vente d’instruments financiers ou bien être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier. Le lecteur est le seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre les éditeurs du site legira.fr ne soit possible. La responsabilité du site legira.fr et de ses auteurs ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.

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