volatilité

Volatilité : la principale source de risque des investisseurs

Dès que l’on évoque placement à risque, la notion de volatilité rentre en ligne de compte pour le choix des supports. Elle caractérise le principal indicateur de mesure de risque de marché. Plus précisément le risque de timing de marché. Mais découvrons ensemble ce qui se cache derrière cet indicateur financier et ses impacts sur les investisseurs.

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Durée de lecture : 4 minutes 40 secondes

Qu’est-ce que la volatilité ?

 La volatilité correspond aux fluctuations de cours d’un actif financier pendant un laps de temps donné autour de sa moyenne (espérance mathématique). Le sens de cette variation n’a aucune importance dans le calcul.

La volatilité est donc une mesure d’amplitude. Elle s’exprime en pourcentage. Plus elle est élevée, et plus le cours de l’actif fluctue fortement. A l’inverse, plus elle est faible et plus le cours de l’actif suit une pente haussière ou baissière.

Mais vous devrez bien comprendre que vous pouvez avoir des actifs peu volatiles qui vous font perdre de l’argent alors que dans le même temps vous avez des actifs volatiles qui vous en ont fait gagner. Alors comment appréhender cet indicateur quelque peu particulier ?

Quels sont les actif concernés par la volatilité ?

Et bien tous les actifs qui ont cotation régulière et fréquente. Sont concernés aussi bien des actifs financiers (indice, action, obligation, OPCVM, FCP, SICAV, ETF, fonds en euros…), des monnaies, voire des actif immobiliers. Les marchés financiers et boursiers n’ont donc pas le monopole du risque !

Il est intéressant de connaître la volatilité d’une valeur avant d’investir dessus. Mais il est encore plus important de voir son comportement dans votre allocation d’actif. Nous vous rappelons l’importance de la diversification des actifs dans la gestion de patrimoine…

Mais savez-vous au moins comment la calcule t’on ?

Comment se calcule ce risque de marché ?

Lorsque que l’on souhaite investir sur une valeur, que ce soit pour trader ou pour investir sur le long terme, il est nécessaire d’étudier l’indice de volatilité pour déterminer le bon moment afin d’acheter.

Deux stratégies s’offrent à vous :

  • l’analyse du passé pour déterminer dans quel phase nous nous trouvons,
  • la vision prédictive pour déterminer les anticipations de marché.

La volatilité historique

Nous sommes face à l’indicateur le plus utilisé en gestion de portefeuille. Comme son nom l’indique, elle s’appuie sur les performances passées pour déterminer le niveau de risque encouru par un investisseur.

Elle a l’avantage d’être simple à calculer.

Pour autant, le fait qu’elle s’appuie sur le passé nécessite un retraitement de la part de son utilisateur. Car en période de calme sur les marchés, tous les actifs profitent d’une baisse notable de volatilité. Si le coeur vous en dit, je vous encourage à regarder ces paramètres pendant la période de quantative easing que nous avons connu plus particulièrement sur les marchés américains (DOW JONES). Et en période de krach, tous les actifs peuvent se comporter de manière fort surprenante, même les produits basés sur les taux d’intérêt dits à faible volatilité.

La volatilité implicite

Contrairement à sa petite soeur se basant sur les performances passées, la volatilité implicite se base sur l’analyse des fluctuations d’un titre pour en prévoir la volatilité.

Pour ce faire, les modèles mathématiques utilisées pour le calcul sont ceux de Black et Scholes ou alors de Newton-Raphson.

Ai-je besoin de procéder moi-même aux calculs ?

Je tiens à vous rassurer. Vous n’aurez pas besoin de ressortir vos calculatrices ou des tableaux excel pour vous lancer dans de savants calculs. Vous trouverez des sites d’informations vous donnant tous les indicateurs de volatilité.

Après, libre à vous de les modéliser pour des actifs dont les valeurs sont complexes à définir. Vous devrez vous replonger dans vos cours de statistiques avec les notions de variance, co-variance et d’écart-type.

Comment interpréter ces résultats ?

Comme nous l’avons évoqué précédemment, il est important de remettre les résultats obtenus dans leurs contextes. Pendant des années, la plupart des fonds actions ont eu des volatilités très inférieures à leurs moyennes historiques. Le coupable de ce dérèglement : la forte baisse des taux d’intérêts, rendant les actions attractives pour bons nombres d’investisseurs institutionnels à la recherche de rendements (dividendes).

Une échelle de valeurs pour déterminer le risque

Mais dans un contexte normal, vous pouvez vous baser sur l’échelle suivante pour connaître le niveau de risque d’un actif : 

  • Entre 0% et 3%, nous sommes face à un actif à très faible volatilité. Elle correspond à des portefeuilles d’actifs défensifs. On y retrouve liquidité, l’épargne de précaution, les produits monétaires, les fonds en euros, ainsi que des actifs immobiliers…
  • Entre 3% et 8%, on considère que nous sommes face à des actif peu volatile, appelé aussi à risque modéré. On retrouve dans cette catégorie les obligations d’entreprise Investment Grade.
  • Entre 8% et 15%, nous attaquons la famille des actifs volatiles. Vous y retrouverez obligations High Yield et fonds actions prudents.
  • Au delà de 15%, vous êtes face à des actifs à forte volatilité qui nécessite une connaissance approfondie des marchés pour profiter au mieux de leur performance.

Calculer le risque de votre portefeuille

Sauf si vous avez un profil investisseur très prudent, intrinsèquement, la volatilité des actifs composant votre portefeuille n’a que peu d’importance. Ce qui nous intéresse c’est le comportement de chacune des classes d’actifs au sein de votre patrimoine. Ce comportement est fortement lié à la décorrélation qu’il existe entre tous vos actifs.

Car tout comme les performances, les volatilités des cours ne se cumulent pas. Plus vous aurez de supports et plus cette dernière va chuter au détriment de la performance. La gestion d’actifs n’est que la savante alchimie entre rendement / risque / diversification / décorrélation. Une équation qu’il vaut mieux appréhender avec des outils d’aide à la décision pour ne pas investir en vous en remettant à la chance !

Avertissements: les informations contenues dans nos articles et guides sont par nature génériques. Elles ne tiennent pas compte de votre situation personnelle. Par conséquent, elles ne peuvent en aucune façon constituer des recommandations personnalisées en vue de la réalisation de transactions d’achat ou de vente d’instruments financiers ou bien être assimilées à une prestation de conseil en investissement financier. Le lecteur est le seul responsable de l’utilisation de l’information fournie, sans qu’aucun recours contre les éditeurs du site legira.fr ne soit possible. La responsabilité du site legira.fr et de ses auteurs ne pourra en aucun cas être engagée en cas d’erreur, d’omission ou d’investissement inopportun.

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