Vous vous posez la question s’il est bon d’investir dans l’immobilier locatif en 2019. Ce serait un acte des plus intelligent, surtout avec des taux de crédit qui n’ont jamais été aussi bas. Encore faut-il avoir toutes les cartes en main pour atteindre le but ultime : la création d’un patrimoine pérenne. Dès lors que l’on a des revenus stables, s’enrichir avec l’immobilier est à la portée de tout le monde. Le tout est de respecter quelques précautions d’usage pour bien investir dans l’immobilier locatif.

Toute personne qui investit dans un bien immobilier attentivement sélectionné, dans un quartier en croissance d’une ville prospère, adopte la méthode la plus sûre pour devenir indépendant financièrement, parce que l’immobilier est à la base de la richesse.

Théodore Roosevelt

Prendre son temps pour bien investir dans l’immobilier locatif

Quand on parle d’investissement immobilier, on peut être tenté de chercher la bonne affaire. Mais que se cache derrière ce terme on ne peut plus subjectif… En fonction de la situation, une bonne affaire pour vous peut ne pas en être une pour moi. Et vice et versa. Alors si un agent immobilier vous présente l’affaire du siècle, posez-vous une question. Pour quelle raison il n’en profite pas à titre personnel ? Ou pourquoi n’en fait-il pas  profiter ses proches ?

Et si vous avez tout de même peur  de passer à côté de la chance de votre vie, vous pouvez bloquer le bien en signant un contrat de réservation (immobilier neuf) ou un compromis de vente (immobilier ancien). Vous aurez dans les deux cas un délai de rétractation pour valider votre choix. Cela vous laissera juste peu de temps pour réunir toutes les informations nécessaires pour faire votre choix de manière éclairée.

Déterminer et prioriser ses objectifs patrimoniaux

Lorsque l’on songe à l’immobilier, ce n’est jamais par hasard. Les deux causes principales de cet intérêt soudain sont généralement la défiscalisation et la préparation à la retraite. Mais ce ne sont pas les seules raisons pour lesquels vous devriez vous intéresser à l’immobilier locatif. On y retrouve un formidable outil permettant de :

  • devenir ou être rentier
  • diversifier ses revenus
  • préparer sa retraite
  • protéger ses proches
  • réduire sa fiscalité en la transformant en patrimoine utile
  • se constituer un capital
  • se constituer une épargne forcée
  • transmettre un patrimoine à ses enfants

Déterminer la typologie du bien

Chacun d’entre nous aura ses priorités. L’important est de bien les connaître. Car en fonction de vos aspirations, vous aurez à sélectionner un type de bien spécifique ainsi que son mode d’acquisition. Le monde de l’immobilier locatif est bien plus vaste qu’il n’y paraît ! et ce qui est fantastique, c’est qu’il y en a vraiment pour tous les goûts.

Le premier critère de choix est la typologie de biens que vous souhaitez acquérir entre immobilier neuf ou immobilier ancien. Le neuf est le plus souvent consacré à des investissement à avantages fiscaux. Alors que pour l’ancien, on sera plus sur la recherche de rentabilité importante. Mais devons nous être aussi réducteur ?

Immobilier neuf

Souvent décriez par les amateurs de “belles pierres”, l’immobilier neuf est au coeur des débats depuis des années.

A commencer par la question de son prix. Est-ce que l’écart est justifié par rapport à l’immobilier ancien ? La question a se poser est quelle est la durée de vie d’un bien immobilier. Vous la trouverez peut-être saugrenue, mais penser vous réellement qu’un bien immobilier a une “durée de vie” ? Dans l’ensemble, on voit des bâtisses qui traversent le temps, en tout cas pour le gros oeuvre. Mais qu’en est-il réellement de ses composants qui les composent, tel que la toiture, les boiseries, les sols, l’installation électrique, les salles d’eau… Une partie de l’écart de prix s’explique par conséquent par la vétusté du bien.

Un autre élément de réponse réside dans la Taxe sur la Valeur Ajoutée payé par l’acquéreur. l’imaginaire collectif pense que les marges de promotion sont très importantes. Mais dans le prix d’un bien neuf, vous trouverez sauf exception 20% de TVA. Cela représente 17,67% de la valeur totale du bien !

Pour contrebalancer les rentrées fiscales de la TVA, les gouvernements successifs mettent en place des dispositifs fiscaux pour favoriser la construction de logements de neuf, ainsi que les programmes de réhabilitation. Le dispositif phare est le Pinel même si ce n’est pas le seul à la disposition des investisseurs. Voici une liste non exhaustive des dispositifs fiscaux disponibles :

    • Censi-Bouvard
    • Malraux
    • Monument historique
    • Nue propriété pour exploitation à des bailleurs sociaux
    • Pinel…

Dans le même esprit, les frais d’acte sont eux aussi réduits (de l’ordre de 3% du montant de l’acquisition).

D’un point de vue écologique, les logements nouvel génération sont beaucoup moins énergivores que leurs prédécesseurs. Un effort particulier a été mis sur les nouveaux normes de construction rendant même certains logements producteurs d’énergie. Le gain semble pour le moment être à la faveur de l’occupant du bien en terme de diminution de charges.

Immobilier ancien

Facialement très attractif en terme de rapport prix/rentabilité, le secteur de l’immobilier ancien nécessite une plus grande expertise. Car l’inconnu dans ce domaine repose sur les charges et travaux de rénovation que devra supporter le propriétaire pour conserver le bien en état. Autant quand cela touche le bien en lui-même, vous pourrez toujours optimiser les gains en effectuant vous même les travaux. Mais lorsque cela porte sur les parties communes dans le cas de copropriétés, les frais ne sont plus du tout de la même ampleur.

Côté environnement, les biens dans l’ancien sont énergivores. Les frais de chauffage et de climatisation peuvent être relativement élevées à l’année. Mais ce n’est pas tout. N’oubliez jamais que depuis 2010, votre bien est soumis lors de la vente à un Diagnostic de Performance Energétique (DPE). Pour le moment, il n’a aucun impact vis à vis de l’administration fiscale. Mais l’ère du temps est d’instaurer le principe de pollueur/payeur, notamment dans l’industrie et l’automobile. A quand son application au secteur de l’immobilier…

Affectation du bien

A qui destinez-vous ce bien ? En fonction des locataires et de l’utilisation que vous visez, vous n’aurez pas le même niveau de rentabilité. Voire même pas la même fiscalité sur les revenus et à la revente du bien. Voici quelques exemples pour illustrer nos propos :

BienLocataireFiscalitéAvantagesInconvénients
Bien loué nuProfessionnel ou ParticulierRevenus fonciersLarge choix de biens et de locatairesFiscalité lourde sur les revenus fonciers
SCPI de rendementProfessionnelsRevenus fonciersMutualisation du risque locatif. Gestion du parc immobilier déléguéeIncapacité d’utiliser le bien à des fins personnels
Maison ou appartement meubléParticuliersBIC meubléCapacité à louer plus cher le bien. Fiscalité avantageuseMarché locatif réservé aux grandes métropoles ou zones étudiantes
Chambre en résidence géré mis à disposition d’un gestionnaireGestionnaire professionnelBIC meubléFiscalité avantageuse notamment avec l’exonération de TVAMarché de la revente restreint. Changement de destination du bien compliqué
Location équipéeProfessionnelsBIC meubléForte rentabilitéFrais importants notamment au démarrage de l’investissement

Quel mode d’acquisition choisir ?

En immobilier, il existe de multiple manière d’acquérir un bien. La plus simple est la détention en directe en pleine propriété. Mais comme vous l’avez compris ce n’est pas la seule. On peut aussi acheter un droit sur le bien tel que l’usufruit ou la nue propriété.

Dès lors que l’on procède une acquisition à plusieurs, la question de la SCI se pose pour résoudre le problématiques de gouvernance. Et pourquoi pas de profiter de l’imposition sur les sociétés sur les revenus.

Pour ce qui est du financement, dans la grande majorité des cas, l’investissement immobilier s’effectue à crédit. La raison la plus évidente est que les acquéreurs ne possèdent pas l’argent nécessaire pour acheter le bien comptant. Si c’est votre cas, nous vous conseillerons de négocier avec l’établissement bancaire pour limiter l’apport personnel. Voir encore mieux, ne pas en mettre du tout.

Si vous possédez les fonds nécessaires à l’acquisition, vous aurez le choix entre plusieurs possibilités :

  • acheter comptant pour profiter immédiatement des revenus générés,
  • utiliser une partie de la somme pour contracter un crédit infine,
  • garder votre argent et acquérir le bien par le biais d’un crédit amortissable.

Gardez à l’esprit qu’investir dans l’immobilier n’est pas un long fleuve tranquille !

Même si nous sommes sur un placement dont la valeur s’apprécie majoritairement dans le temps. On ne peut pas écarter le risque locatif de l’équation. Ce risque est d’autant plus grand avec une acquisition à crédit. La mensualité sera à due à la banque même en absence de locataire.

Connaissez-vous la moyenne de vacances d’un bien sur une période de 15 ans d’investissement en France ? Elle est de 7 mois et demi au titre de locations nues aux particuliers pour leur résidence principale. Même si ce n’est qu’une moyenne, sur une durée aussi longue, vous aurez forcément des mois ou l’appartement sera vide. Voir même, vous devrez provisionner des travaux si vous vous trouver dans le cas d’un bien vétuste. A vous de prévoir comment palier à cette situation. Deux cas de figure possible :

  • vous faîtes appel à des produits financiers (assurances pour les loyers et capacité d’emprunt supplémentaire pour les travaux),
  • constituer une cagnotte pour vous autofinancer en cas de nécessité. Vous aurez la possibilité de rémunérer ses sommes d’argent en les plaçant sur un instrument financier (livret, assurance vie).

Comment limiter l’absence de locataire ?

Avant toute chose, n’oubliez jamais la règle fondamentale de l’immobilier : l’emplacement, l’emplacement, et l’emplacement. Pour réussir votre projet et bien investir dans l’immobilier locatif, vous devrez privilégier la composante immobilier à la partie financière. Vous avez pu croiser des vendeurs vous indiquant que l’immobilier locatif devait s’appréhender comme un investissement financier. A notre sens, ce n’est jamais le cas même dans le cadre d’un investissement en SCPI !

Pour que votre bien puisse se louer facilement, votre bien doit être situé en coeur de ville, commerces, gares et écoles a proximité. Nous parlons bien d’une ville attractive, ou commune proche d’une ville attractive. Pas du village au milieu des champs et des forêts. Ce seront les mêmes critères qui vous permettront de revendre votre bien dans les meilleures conditions.

Tout est à prendre en compte. Le type de résidence dans lequel votre bien se trouve est très important. Tout comme le type de bien doit être adapté au marché locatif local. Mettez vous à la place de l’acheteur, que préférez-vous ?

Et si mon locataire ne paye pas son loyer ?

Il convient d’attirer votre attention sur 3 paramètres incontournables :

  • L’agence immobilière, s’occupe de choisir le meilleur locataire sur le marché. Celui-ci doit généralement avoir des revenus supérieur à 3 fois le montant du loyer. L’expertise de l’agence n’est cependant pas gratuite.
  • Il existe des assurances type : garantie des loyers impayés, vacance locative, carence locative.
  • Assurez-vous d’avoir bien pris en compte ce problème avant de vous engager. Pas de loyer = mensualité qui augmente exponentiellement. Veillez donc à être en capacité de rembourser une mensualité complète pour ne jamais connaitre la frayeur de pas pouvoir rembourser son crédit.

Une fois ces paramètres pris en compte, vous devez normalement pouvoir faire face à n’importe quel problème.

Préparez soigneusement l’étude de votre projet

Même si nous ne sommes pas sur un investissement immobilier, il est indispensable de préparer un prévisionnel budgétaire accompagné d’un plan de financement. Dans ce prévisionnel, vous retrouverez :

  • le plan de trésorerie de l’opération,
  • les impacts sur votre situation en terme de fiscalité et aspect successoral,
  • les contraintes à respecter. Par exemple, la procédure d’engagement de location pour la loi Pinel,
  • un planning des tâches à effectuer pour finaliser l’investissement.

Et pour finir mettez le focus sur l’aspect fiscal

L’immobilier est le type de bien le plus taxé en France. La raison a cela est facile à comprendre : il est ancré dans le sol. Impossible donc de le délocaliser pour alléger la fiscalité. Et même si vous vous expatriez dans un pays étranger, vous continuerez de payer des taxes en France sur les revenus générés. En moyenne, vous devrez vous acquitter de 47,2% d’imposition sur les revenus fonciers générés. A ce taux d’imposition, il est impossible de ne pas prendre en compte l’aspect fiscal de votre investissement.

J’ai sur ce sujet de bonnes nouvelles à vous apporter :

  • Qui dit impôts dit enrichissement. Le plus mauvais moyen de ne pas payer d’impôts est de perdre de l’argent !
  • Il existe des solutions pour utiliser la fiscalité pour continuer à vous enrichir. Le tout est de bien connaître le mécanisme de l’investissement en étant bien conseillé.

Et nous n’avons même pas parlé de fiscalité à la revente et sur les droits de succession…

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