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Dans cette période anxiogène, on constate que le paradoxe de la retraite en France ne fait que s’amplifier. Les français sont de plus en plus sceptiques pour leur avenir et pourtant. On serait surpris de voir combien d’entre eux mettent en place des systèmes personnels de retraite supplémentaire. Une véritable énigme pour les spécialistes qui pourrait avoir quelques explications.

Parce que le système de retraite en France fait de nouveau de parler de lui. Après un épisode où les caisses de l’AGIRC et de l’ARCCO ont donné de sérieux signes de faiblesse, c’est autour du régime de base d’être au devant de la scène. Là où nous pensions être tranquille pendant des années, on nous annonce des économies de coût de gestion en mettant en oeuvre une fusion des différentes caisses. Cela s’est traduit tout début de l’année avec la suppression du RSI remplacé par la Sécurité Sociale des Indépendants. Prochaine étape en cours, la suppression promise des régimes spéciaux avec la retraite universelle par notre Président et une réforme de la retraite des fonctionnaires. Mais quelles seront les conséquences pour les assurés que nous sommes au delà des grèves ?

Une défiance majeure des français à l’encontre du système de retraite

Je pense que ce n’est pas une découverte pour vous. Mais 7 français sur 10 se disent inquiets pour leur propre retraite. Cette inquiétude réside dans la peur de manquer d’argent pendant leurs vieux jours (à 83%). Ces scores peu flatteurs sont surement alimentés par la presse et relayés par les assureurs qui pourraient y voir une opportunité d’en faire un fonds de commerce. Nos politiciens ont surement aussi leur part de responsabilité en essayant au maximum de repousser les réformes sur le sujet. Il faut dire que chacune d’entre elle est plus impopulaire que la précédente.

Mais on peut y voir une toute autre explication. Nous avons majoritairement peur de l’inconnu, et ce à tort ou à raison. Et une fois de plus, le principe ne se dément pas en terme de retraite. 72% des actifs en France ne connaissent pas le montant qu’ils toucheront lors de leur retraite. En faites vous partie ?

Pourtant, ces actifs cotiseront une très grande partie de leur vie. Combien en tout ? Pour quel résultat ? Seul un bilan retraite peut aider à y voir tout de suite beaucoup plus clair quelque soit votre âge.

Retraite par capitalisation… Mais pourquoi faire ?

On pourrait s’attendre à un large succès des produits retraite pour palier à la baisse de revenus futurs à la fin de son activité professionnel. Au final, il n’en est rien. En tant que chef de projet de vie, ce n’est pas surprenant. Il est compliqué de savoir où l’on va quand on ne connait pas d’où l’on vient. Sans repère sur sa future pension, pas de possibilité de mettre en place de système efficace.

Seul 18% des actifs épargnent régulièrement en vue de leur retraite. Et seulement 13% se font assister d’un professionnel. Où sont passés les 70% de toute à l’heure ? Envolés, disparus comme neige au soleil.

La raison peut être simple : qui dit produit retraite, dit rente. Autant l’idée de devenir rentier sonne bien. Percevoir une rente de la part d’un assureur est beaucoup moins glamour. Cela devient même désespérant quand on rajoute une option de réversion.

Pour préparer ma retraite, je choisis…

Le point positif dans tout cela est que les français adorent épargner. Cela va avec notre coté prévoyant avec une volonté de se constituer une épargne de précaution (67% des actifs). Mais quels sont les supports privilégiés ?

Le livret A

Le grand gagnant de tout cela, le livret A. Sans repères, on a toujours tendance à privilégier la vision court terme. 38% des actifs apprécient les livrets, quand dans le même temps 82% en possèdent et parfois en abusent. Epargne garantie et disponible. Seul la baisse des taux d’intérêt de ses dernières années semblent mettre à mal ce tableau. Mais pour en faire quoi ? On ne peut pas dire que 0,75% de rentabilité annuelle cela fasse rêver…

L’Immobilier

Qui dit période de taux d’intérêt bas, dit période propice à l’immobilier. Pour le même budget mensuel, on peut faire une acquisition plus importante. Entre 2008 et 2018, le coût du crédit a baissé de plus de 50%. Si on en ajoute à cela le gain effectué avec la délégation d’assurance, il y a de quoi faire tourner des têtes. Et pourtant, seul 11% des français sont près à investir dans l’immobilier. Le comble : il y a un an nous étions à 18% !!!!

L’assurance vie

Véritable couteau suisse de l’épargne, l’assurance vie reste le placement préféré des français. L’annonce de Bruno Lemaire de conserver une stabilité notamment fiscale sur ce support devrait renforcer le phénomène. Nous n’aimons pas le changement et l’instabilité.

Il faut dire que l’assurance vie a de beaux arguments à faire valoir. Souplesse de souscription, fonds en euros garantis, fiscalité avantageuse : que demander de plus ? Un avantage fiscal à l’entrée… Il ne faut pas trop en demander.

Le vrai sujet du moment reste l’avenir des fonds en euros. Le besoin en marge de solvabilité devenant trop important, les assureurs lèvent le pied sur les rendements pour ne pas mettre à mal leur activité. Quelques irréductibles continuent à afficher des rentabilités appréciables. Mais pour combien de temps ?

Et les produits estampillés retraite…

Et bien sans surprise, ils sont loin derrière en queue de peloton des solutions mises en place par les français. Nous avons pourtant deux produits phares avec le contrat Madelin Retraite (pour les non salariés) et le PERP (pour tout le monde). Mais les chiffres peine pour le coup à décoller.

Le paradoxe de la retraite en france

Parce que l’on dit que la peur n’évite pas le danger, il ne faut pas hésiter à prendre le sujet à bras le corps et vous pencher sur vos vieux jours. Les souhaitez-vous heureux à profiter de ce temps qui vous a temps manqué étant plus jeune pour vous occuper de vous, réaliser des rêves ou vous occupez de vos petits enfants.

La balle est dans votre camp !

Vous avez le choix de continuer à faire l’autruche en occultant le sujet. Vous continuerez à cotiser uniquement aux régimes obligatoires de retraite par le biais de votre salaire ou rémunération. Ce qui est certain dans ce cas de figure,  c’est le montant de vos cotisations. Pour ce qui est des prestations (le montant perçu à la retraite), c’est la grande nébuleuse. D’autant plus que si nous passons exclusivement à un système  par points, du jour au lendemain la prestation peut évoluer à la hausse comme à la baisse par simple décision du gouvernement. Et cerise sur le gâteau, vous ne récupérerez cet argent que sous forme de rente uniquement.

ou

Vous pouvez décider de vous prendre en main et de mettre en place un système de retraite par capitalisation qui vous correspond. Vous serez maître de votre avenir en choisissant :

  • les supports d’investissement
  • la forme de sortie (rente, capital ou les 2)
  • les options de rente et de réversion
  • le montant de votre cotisation dans le temps
  • le montant de complément de revenus disponibles
  • pour les mieux préparer, la date de votre fin d’activité

Mais comme on dit souvent, trop de choix tue le choix. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un de nos conseillers qui saura vous aider à mettre en place votre plan de retraite personnalisé.

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